
Pulasan
Nephelium mutabile · fruit
Pulasan, cousin tropical du litchi, cache sous une coque rouge hérissée une chair blanche, luisante et très juteuse. Sa douceur évoque le raisin muscat, avec une note florale et moins d'acidité que le ramboutan. La pulpe se détache assez bien du noyau lorsque le fruit est mûr. Rare en métropole, il mérite d'être mangé nature, juste ouvert avec les doigts, pour saisir son parfum fragile.
La saison du pulasan
En Asie du Sud-Est, la récolte principale s'étend de juin à août, après la floraison de fin de saison sèche. Les rares fruits expédiés vers la France arrivent durant cette courte fenêtre. Avant juin, ils manquent de maturité ; après août, les arrivages frais deviennent très irréguliers.
Pleine saison : juillet et août. Portion type : 100 g · une pièce pèse en moyenne 45 g.
Choisir, conserver, préparer le pulasan
Bien choisir
- Choisir une coque rouge foncé ou pourpre, sans grande zone brune ni moisissure.
- Rechercher des pointes souples et charnues plutôt que sèches ou cassantes.
- Prendre un fruit lourd pour sa taille, ferme sous les doigts et sans jus au niveau du pédoncule.
Conserver
3 à 5 jours à température ambiante, jusqu'à 10 jours au réfrigérateur. — Dans le bac à légumes, placé dans un sachet perforé pour limiter le dessèchement.
Garder la coque intacte jusqu'au service afin de préserver le jus et le parfum de la pulpe.
Congélation : Peler, retirer le noyau, étaler les morceaux sur une plaque puis les placer dans un sac hermétique.
Préparer
- Inciser légèrement la coque au milieu sans entamer la chair.
- Tordre les deux moitiés pour libérer la pulpe blanche.
- Retirer le noyau central avant une préparation mixée ou cuite.
Cuisiner le pulasan
Cuissons
Se mange aussi cru.
Accords
Quatre idées
- Salade de pulasan et mangue
- Sorbet pulasan-citron vert
- Chutney de pulasan au gingembre
- Pulasan poché au lait de coco
Valeurs nutritionnelles du pulasan
Pour 100 g, le pulasan apporte 68 kcal, avec 82,1 g d'eau et 16,5 g de glucides. Sa teneur en lipides reste faible. La pulpe fournit aussi 12,6 mg de vitamine C, ainsi que de petites quantités de calcium, de phosphore, de fer et de vitamines du groupe B.
Ce qu’une portion apporte le plus
Trois repères
- La vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et à la formation du collagène. Les glucides constituent la principale source d'énergie de la pulpe. Son eau participe à l'hydratation apportée par l'alimentation.
| Pour | 100 g | 1 portion (100 g) | % des AR* / portion |
|---|---|---|---|
| Énergie et macronutriments | |||
| Énergie | 68 kcal | 68 kcal | |
| Énergie | 285 kJ | 285 kJ | |
| Eau | 82,1 g | 82,1 g | |
| Protéines | 0,9 g | 0,9 g | |
| Glucides | 16,5 g | 16,5 g | |
| Fibres | 0,9 g | 0,9 g | |
| Lipides | 0,2 g | 0,2 g | |
| Minéraux et oligo-éléments | |||
| Calcium | 15,0 mg | 15,0 mg | |
| Phosphore | 21,0 mg | 21,0 mg | |
| Fer | 0,5 mg | 0,5 mg | |
| Vitamines | |||
| Vitamine C | 12,6 mg | 12,6 mg | |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,01 mg | 0,01 mg | |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,04 mg | 0,04 mg | |
| Vitamine B3 (niacine) | 0,5 mg | 0,5 mg | |
Source : Pulasan, raw — Malaysian Food Composition Database (MyFCD). *AR : apports de référence pour un adulte-type (règlement UE n° 1169/2011 ; fibres : 25 g/j, potassium 2 000 mg/j). « < » : valeur inférieure au seuil indiqué.
D’où vient le pulasan
Il est originaire de la péninsule Malaise et de Bornéo, en Asie du Sud-Est.
Ce qu’on trouve en France vient surtout de
Le goût
Sa chair tendre et juteuse rappelle le litchi et le raisin muscat, avec une douceur plus ronde et peu d'acidité.
Où le trouver en France
Rare, épiceries spécialisées ou en ligne · cultivé ou courant en outre-mer : Guyane, La Réunion.
Zone d’origine
En pot ou en serre
- Exposition
- Lumière vive tamisée pour le jeune plant, puis soleil doux et chaleur constante.
- Substrat
- Un substrat profond, humifère, drainant et légèrement acide lui convient.
- Arrosage
- Le substrat doit rester frais sans eau stagnante, avec une humidité atmosphérique élevée.
- Rusticité
- Arbre tropical gélif, à maintenir au-dessus de 12 °C.
Variétés, histoire et curiosité
Les variétés courantes
Un peu d’histoire
Le pulasan apparaît ponctuellement sur les marchés spécialisés français à partir des années 1990, avec le développement du transport aérien des fruits tropicaux. En Malaisie et en Indonésie, sa pulpe est consommée fraîche depuis des générations, tandis que les graines sont parfois grillées.
Le saviez-vous ?
Son nom viendrait du malais « pulas », qui signifie tordre, en référence au geste utilisé pour ouvrir sa coque.
Les questions qu’on se pose sur le pulasan
Comment manger un pulasan ?
La coque s'incise puis s'ouvre en la tordant. La pulpe se mange fraîche après retrait du noyau.
Quelle différence entre le pulasan et le ramboutan ?
Le pulasan porte des pointes courtes et épaisses, tandis que le ramboutan possède de longs filaments souples. Sa chair est souvent plus douce et moins acidulée.
Où trouver du pulasan en France ?
Il apparaît rarement dans les épiceries spécialisées en fruits tropicaux et chez certains vendeurs en ligne. Les arrivages frais se concentrent de juin à août.
Peut-on cultiver le pulasan en France ?
Il ne résiste pas au climat métropolitain en plein air. Une culture en grand pot reste possible dans une serre chauffée, lumineuse et humide.
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Les Fruits de juillet, quand le pulasan est en pleine saison.
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